Comment signaler une arnaque : la procédure officielle étape par étape

Une arnaque se signale sur la plateforme officielle adaptée au canal utilisé, puis par un dépôt de plainte.

  • Phishing Initiative : signaler un site frauduleux de phishing.
  • Signal Spam : signaler un mail suspect reçu.
  • 33700 : transférer un SMS frauduleux.
  • internet-signalement.gouv.fr : signaler un contenu illicite.
  • THESEE : déposer plainte en ligne pour e-escroquerie.
  • 17 : appeler si l’arnaque est en cours.

Où et comment signaler une arnaque : la procédure officielle

Signaler un mail, un SMS ou un site frauduleux

Chaque canal frauduleux dispose de sa plateforme de signalement dédiée. Voici les quatre réflexes à connaître selon le support utilisé par l’escroc :

  • Phishing Initiative : signalement d’un site frauduleux de phishing
  • Signal Spam : signalement d’un mail suspect reçu dans votre boîte
  • 33700 : numéro à transférer pour un SMS frauduleux
  • internet-signalement.gouv.fr : signalement de contenus illicites

Déposer plainte en ligne via THESEE

THESEE est la plateforme officielle pour déposer plainte en ligne en cas d’e-escroquerie. Elle est réservée aux majeurs particuliers : les professionnels doivent se rendre au commissariat ou à la gendarmerie, et les mineurs peuvent uniquement effectuer un signalement.

Le formulaire exige notamment votre IBAN. Une fois votre plainte validée, un récépissé est déposé dans votre espace personnel : conservez-le précieusement, il atteste officiellement de votre démarche.

Quand appeler le 17 en urgence

Le 17 reste le réflexe si l’arnaque est en cours ou si vous êtes en danger immédiat : virement en préparation, usurpation active, menace directe. Pour une arnaque déjà consommée, privilégiez THESEE ou le commissariat, qui traiteront le dossier de manière plus adaptée.

Qu’est-ce qu’une arnaque : définition et signes d’alerte

Une arnaque désigne toute manœuvre destinée à soutirer de l’argent ou des données personnelles à quelqu’un par la tromperie. Sur le plan juridique, l’escroquerie est définie par l’article 313-1 du Code pénal comme le fait d’user d’un faux nom, d’une fausse qualité ou de manœuvres frauduleuses pour se faire remettre des fonds.

La forme la plus répandue est le phishing (hameçonnage). Un mail, un SMS ou un faux site usurpe l’identité d’un tiers de confiance, comme une banque, la Sécurité sociale ou un réseau social, dans le but de voler des identifiants ou des coordonnées bancaires et d’en faire un usage frauduleux.

Certains signaux doivent immédiatement éveiller la méfiance : une offre alléchante, une pièce jointe inattendue, un ton d’urgence inhabituel ou une demande d’informations sensibles. Face à ces signes, ne répondez jamais et vérifiez l’identité de l’expéditeur par un autre canal avant toute action.

Comment se protéger contre une arnaque au quotidien

La meilleure défense contre les tentatives d’escroquerie repose sur quelques réflexes simples, applicables chaque jour, qui réduisent drastiquement le risque de voir vos données ou votre argent détournés.

  • Jamais de données sensibles par téléphone : aucune banque ne demande un code par appel.
  • Mots de passe uniques et complexes : un mot de passe différent pour chaque site, jamais réutilisé.
  • Activer la double authentification : partout où l’option existe, pour bloquer une connexion frauduleuse.
  • Vérifier la dernière connexion : consultez la date et l’heure des accès à vos comptes sensibles.

Ces quatre réflexes forment un premier rempart efficace, mais ils gagnent à être complétés par une gestion rigoureuse de vos identifiants. Un gestionnaire de mots de passe comme KeePassXC permet de stocker l’ensemble de vos identifiants dans un coffre-fort numérique protégé par une seule phrase de passe maîtresse.

Vous n’avez alors plus besoin de mémoriser des dizaines de combinaisons : l’outil les génère aléatoirement et les remplit automatiquement. Cette méthode élimine la tentation de réutiliser le même mot de passe, principal vecteur de piratage en cascade lorsqu’un site est compromis.

Porter plainte et obtenir réparation après une arnaque

Pour une e-escroquerie, la plainte en ligne passe par THESEE, le téléservice de la police nationale et de la gendarmerie. Ce service est réservé aux majeurs particuliers victimes d’une arnaque sur internet. Il faut y joindre un IBAN dans le formulaire, ainsi que les échanges, captures d’écran et coordonnées de l’escroc.

Une fois la plainte validée, un récépissé est déposé dans votre espace personnel THESEE. Les professionnels et les personnes morales doivent en revanche se rendre au commissariat ou en gendarmerie pour déposer plainte. Les mineurs peuvent effectuer un signalement en ligne accompagné d’un représentant légal.

L’escroquerie est punie par l’article 313-1 du Code pénal. Elle repose sur un faux nom, une fausse qualité ou des manœuvres frauduleuses. Si la banque est alertée rapidement, un remboursement peut parfois être obtenu, comme dans un témoignage où 200 euros frauduleusement débités ont été restitués après contestation.

Se protéger des emails frauduleux : repérer et réagir

Vérifier un lien ou une adresse suspecte

Un email frauduleux cherche presque toujours à vous faire cliquer sur un lien. Avant toute action, prenez le réflexe de contrôler ce lien sans jamais l’ouvrir.

  • Survolez le lien sans cliquer pour afficher sa véritable adresse de destination.
  • Vérifiez l’URL dans la barre du navigateur une fois la page affichée.
  • Cherchez un typosquatting du domaine, comme un caractère changé ou ajouté.
  • Contactez directement l’organisme concerné via son site officiel, jamais via le message reçu.

Le typosquatting reste la technique la plus courante : l’adresse ressemble à s’y méprendre à celle d’une Sécurité sociale, d’une banque ou d’un réseau social, mais un détail trahit la supercherie. Un tiret en trop, un « rn » à la place d’un « m », une extension douteuse. Au moindre doute, ne cliquez pas et conservez le message comme preuve.

Que faire en cas de doute ou après un clic

Si vous avez cliqué sans saisir d’informations, fermez immédiatement la page, ne téléchargez rien et lancez une analyse antivirus. Le risque reste limité tant qu’aucune donnée n’a été transmise.

Si vous avez saisi un mot de passe ou des coordonnées bancaires, la réaction doit être immédiate. Changez le mot de passe concerné et partout où il a été réutilisé, vérifiez la date et l’heure de la dernière connexion à votre compte, puis contactez votre banque pour faire opposition. Conservez l’email, les captures d’écran et les échanges : ces éléments seront utiles en cas de signalement ou de dépôt de plainte.