Faux mail de la gendarmerie nationale : reconnaître l’arnaque et réagir

Un mail accusateur de la gendarmerie nationale est une arnaque, jamais un acte officiel.

  • Ne jamais répondre : votre adresse serait confirmée active.
  • Conserver le message et ses en-têtes comme preuves.
  • Appeler Info Escroqueries au 0 805 805 817, du lundi au vendredi, de 9h à 18h30.
  • L’expéditeur vient d’un domaine générique, jamais de @gendarmerie.interieur.gouv.fr.
  • Aucune accusation de pédopornographie n’arrive par simple courriel.
  • Consulter des sites pour adultes légaux n’est pas répréhensible.

Que faire si vous recevez un faux mail de la gendarmerie

Un message accusateur prétendant venir de la gendarmerie nationale n’a rien d’officiel. Aucune brigade ne vous écrit pour vous annoncer que vous êtes fiché comme pédophile par simple courriel. Gardez votre calme et appliquez les réflexes ci-dessous dans l’ordre.

  • Ne pas paniquer : aucune accusation réelle n’existe, votre ordinateur n’est pas compromis.
  • Ne jamais répondre : une réponse confirmerait que votre adresse mail est active.
  • Conserver toutes preuves : message, en-têtes, pièces jointes et échanges éventuels.
  • Consulter des sites pour adultes légaux : ce n’est pas répréhensible, contrairement à ce qu’affirme l’escroc.
  • Appeler Info Escroqueries au 0 805 805 817, gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30.

Ces cinq réflexes suffisent à neutraliser la tentative. Le but de l’escroc est de vous faire agir vite, sous le coup de la peur, avant toute vérification.

Pourquoi il est essentiel de ne pas répondre

Répondre, même pour protester ou demander des explications, confirme à l’expéditeur que votre adresse est bien lue par un humain. Votre contact rejoint alors une liste revendue à d’autres escrocs, et vous multipliez les chances de recevoir d’autres messages frauduleux du même type.

Conserver le message comme preuve

Ne supprimez pas le mail. Gardez-le intact avec ses en-têtes techniques, l’adresse d’expédition affichée et toute pièce jointe. Ces éléments serviront si vous décidez de signaler l’arnaque ou de déposer plainte par la suite. Faites une capture d’écran en complément, au cas où le message disparaîtrait de votre boîte.

Contacter la plateforme Info Escroqueries

Le numéro 0 805 805 817 est le point de contact dédié aux victimes et aux personnes ciblées par ce type d’arnaque. Des conseillers vous indiquent la marche à suivre selon votre situation, que vous ayez simplement reçu le faux mail ou déjà communiqué des informations.

Comment reconnaître le faux mail de la gendarmerie

mail de la gendarmerie nationale

Le premier signal d’alerte tient à l’expéditeur : l’adresse prétend venir de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM) et se termine souvent par un domaine générique, jamais par une adresse officielle en @gendarmerie.interieur.gouv.fr. Le message porte un faux titre ronflant du type « Commissaire Divisionnaire, Chef BPM », copie le logo officiel et cite des noms réels de cadres de la gendarmerie pour se donner une apparence crédible.

Le contenu est volontairement anxiogène : on vous accuse de pédopornographie ou de pédophilie, on évoque une « saisie informatique par cyber-infiltration » et on menace de transmettre votre dossier aux autorités si vous ne répondez pas. Un vrai acte judiciaire n’arrive jamais par simple courriel, encore moins avec un ultimatum et une demande de paiement.

Autres indices qui ne trompent pas : fautes d’orthographe, formule d’appel impersonnelle, absence de référence de procédure vérifiable, et ton menaçant qui vise à vous faire agir dans la précipitation. Si vous avez le moindre doute, ne cliquez sur aucun lien et contactez directement votre brigade de gendarmerie pour vérifier.

En quoi ce mail est une arnaque et quels risques

Ce message relève d’une escroquerie pure, visée par l’article 313-1 du code pénal. L’escroc use d’un faux nom et d’une fausse qualité pour créer un climat de peur, puis de manœuvres frauduleuses afin d’extorquer des fonds. Le but n’est jamais de poursuivre : il est de vous faire payer.

Le levier est psychologique. En brandissant des accusations de pédopornographie ou de pédophilie, l’escroc vous pousse à coopérer vite pour éviter un scandale. Il menace alors de transmettre votre dossier aux autorités si vous ne répondez pas, ce qui vise précisément les internautes crédules et isolés face au choc.

Conséquence : une perte d’argent souvent immédiate, mais aussi une fuite de données personnelles une fois le contact établi. Répondre confirme que votre adresse est active, ce qui vous expose à de nouvelles tentatives. La vraie gendarmerie ne réclame jamais d’argent par courriel.

Contenu typique du faux mail et accusations

Exemple de faux mail reçu et accusations portées

Le faux mail de la gendarmerie suit un canevas bien rodé, conçu pour impressionner et faire peur. Le message s’ouvre souvent par une mention du type « Paris le 05 Octobre 2020 », une date fictive qui donne au courrier une apparence officielle. Il se termine par la signature d’une prétendue cadre : Mme Yvette BERTRAND, commissaire divisionnaire, un nom inventé pour crédibiliser la démarche.

Le corps du message évoque une saisie informatique et une « Cyber-infiltration » présentées comme le résultat d’une enquête. L’accusation portée est toujours la même : pédopornographie et pédophilie, des termes choisis pour provoquer la panique chez le destinataire. L’escroc y ajoute une liste de personnels prétendument usurpés, avec 13 noms cités, pour renforcer l’illusion d’un dossier sérieux.

Noms réellement usurpés par les escrocs

Pour gagner la confiance des victimes, les fraudeurs n’hésitent pas à citer de vrais noms issus de la police, de la gendarmerie, d’Europol ou de la Justice. Un nom revient fréquemment : celui du général Christian Rodriguez, dont l’identité est détournée sans son accord. Le titre de « Commissaire Divisionnaire, Chef BPM » (Brigade de Protection des Mineurs) est également utilisé pour donner le change.

Cette technique d’usurpation repose sur l’effet de réel : en mentionnant des figures connues et des institutions respectées, l’escroc espère que le lecteur baissera sa garde. C’est précisément ce faisceau de détails (date fictive, fausse signature, accusation grave, noms réels) qui doit déclencher la méfiance et conduire à vérifier l’authenticité du message avant toute action.

Comment signaler un faux mail de la gendarmerie

Conservez précieusement le message reçu et l’intégralité des échanges avec l’escroc : ils constituent des preuves indispensables. Vous pouvez ensuite déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie de votre choix. La qualification retenue est l’escroquerie, prévue par l’article 313-1 du code pénal.

Si vous préférez éviter un déplacement, adressez une plainte écrite au procureur de la République en joignant les copies du mail et des échanges. En cas de doute sur la procédure, appelez Info Escroqueries au 0 805 805 817, un numéro gratuit accessible de 9h à 18h30.

Ce signalement reste utile même sans perte financière : il aide les enquêteurs à identifier les campagnes d’usurpation visant la gendarmerie nationale.

Comment se protéger contre cette arnaque

La meilleure défense reste la vigilance sur votre adresse mail. Plus vous la communiquez à des tiers (forums, sites marchands douteux, jeux concours), plus vous augmentez le risque de figurer dans un fichier revendu à des escrocs. Utilisez une adresse secondaire pour les inscriptions non essentielles et gardez votre messagerie principale pour les usages sensibles.

Ne répondez jamais à un expéditeur inconnu qui vous accuse ou vous menace, même pour protester. Une réponse confirme simplement que votre adresse est active, ce qui l’inscrit comme cible rentable. Évitez aussi de fréquenter des sites non sûrs ou illicites : ces plateformes hébergent souvent des scripts malveillants et revendent vos données.

Enfin, méfiez-vous du téléchargement de contrefaçons (musique, films, logiciels piratés) : ces fichiers servent fréquemment de porte d’entrée à des arnaques par usurpation. Un doute sur un message reçu ? Contactez la plateforme Info Escroqueries au 0 805 805 817, joignable de 9h à 18h30, avant toute action de votre part.

Et si vous avez payé : plainte, banque et démarches

Si vous avez versé de l’argent, réagissez vite. Rassemblez d’abord toutes les preuves : le message reçu, les échanges avec l’escroc et la preuve de paiement. Ces éléments seront indispensables pour la suite.

Déposez ensuite plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Vous pouvez aussi adresser une plainte écrite au procureur de la République. L’infraction retenue est l’escroquerie, prévue par l’article 313-1 du code pénal.

Contactez sans attendre votre banque pour tenter de bloquer ou récupérer les fonds. En complément, joignez la plateforme Info Escroqueries au 0 805 805 817, gratuit, ouverte de 9h à 18h30 du lundi au vendredi.